vendredi 27 avril 2012

Qu'est ce qu'un pesticide ?

Ethymologiquement un pesticide est un "destructeur de ravageurs"; (de l'anglais: pest = ravageur). Cette expression au départ utilisée pour insecticide s'est ensuite étendue pour désigner l'ensemble des produit antiparasitaire. 

Les pesticides appelés aussi produits phytosanitaires, produits antiparasitaires ou encore produits agropharmaceutiques sont des produits chimiques conçus pour tuer toutes sortes de parasites 
>> les insectes : insecticides
>> les adventices ou mauvaises herbes : herbicides
>> les champignons : fongicides 
>> les rongeurs : rodenticides 
>> les limaces : molluscicides ou anti limaces

Les produits utilisés pour tuer les bactéries et les virus sont également classés parmi les pesticides.



Les pesticides ne sont pas forcément des produits chimiques fabriqués par l’homme, car ils peuvent également fabriqués à partir d'extraits de plantes (ex : extraits de Pyrèthres naturelles)

La définition même d'un pesticide est d'être toxique pour les organismes vivants. Certains pesticides sont sélectifs au sens où ils ne tuent qu'un type de parasite donné. Par exemple, certains herbicides fonctionnent en s'attaquant à la photosynthèse, un processus qui ne se produit que chez les plantes. Néanmoins, le produit chimique utilisé peut avoir différents effets nocifs sur d'autres espèces. Certains pesticides ne sont pas sélectifs et peuvent causer du tort à d'autres organismes comme les animaux de compagnie ou aux humains.

Les pesticides renferment des ingrédients actifs et des ingrédients dits inertes. Les ingrédients actifs sont conçus pour tuer les ennemis, tandis que les ingrédients inactifs sont ajoutés pour diluer ou dissoudre le mélange afin d’en faciliter l’utilisation.

Les phrases de risques des produits phytosanitaires 
Les phrases de risque ("phrases R") sont des indications présentes sur les étiquettes de produits chimiques, qui indiquent les risques encourus lors de leur manipulation. Elles se présentent sous la forme d'un R suivi d’un ou de plusieurs nombres, chacun correspondant à un risque particulier.

Les phrases R :
  1. Explosif à l’état sec.
  2. Risque d’explosion par le choc, la friction, le feu ou d’autres sources d’ignition.
  3. Grand risque d’explosion par le choc, la friction, le feu ou d’autres sources d’ignition.
  4. Forme des composés métalliques très sensibles.
  5. Danger d’explosion sous l’effet de la chaleur.
  6. Danger d’explosion en contact ou sans contact avec l’air.
  7. Peut provoquer un incendie.
  8. Favorise l’inflammation des matières combustibles.
  9. Peut exploser en mélange avec des matières combustibles.
  10. Inflammable.
  11. Facilement inflammable.
  12. Extrêmement inflammable.
  13. le nombre 13 n'est pas attribué
  14. Réagit violemment au contact de l’eau.
  15. Au contact de l’eau, dégage des gaz extrêmement inflammables.
  16. Peut exploser en mélange avec des substances comburantes.
  17. Spontanément inflammable à l’air.
  18. Lors de l’utilisation, formation possible de mélange vapeur-air inflammable/explosif.
  19. Peut former des peroxydes explosifs.
  20. Nocif par inhalation.
  21. Nocif par contact avec la peau.
  22. Nocif en cas d’ingestion.
  23. Toxique par inhalation.
  24. Toxique par contact avec la peau.
  25. Toxique en cas d’ingestion.
  26. Très toxique par inhalation.
  27. Très toxique par contact avec la peau.
  28. Très toxique en cas d’ingestion.
  29. Au contact de l’eau dégage des gaz toxiques.
  30. Peut devenir facilement inflammable pendant l’utilisation.
  31. Au contact d’un acide, dégage un gaz toxique.
  32. Au contact d’un acide, dégage un gaz très toxique.
  33. Danger d’effets cumulatifs.
  34. Provoque des brûlures.
  35. Provoque de graves brûlures.
  36. Irritant pour les yeux.
  37. Irritant pour les voies respiratoires.
  38. Irritant pour la peau.
  39. Danger d’effets irréversibles très graves.
  40. Effet cancérogène suspecté : preuves insuffisantes.
  41. Risque de lésions oculaires graves.
  42. Peut entraîner une sensibilisation par inhalation.
  43. Peut entraîner une sensibilisation par contact avec la peau.
  44. Risque d’explosion si chauffé en ambiance confinée.
  45. Peut causer le cancer.
  46. Peut provoquer des altérations génétiques héréditaires.
  47. le nombre 47 n'est pas attribué
  48. Risque d’effets graves pour la santé en cas d’exposition prolongée.
  49. Peut causer le cancer par inhalation.
  50. Très toxique pour les organismes aquatiques.
  51. Toxique pour les organismes aquatiques.
  52. Nocif pour les organismes aquatiques.
  53. Peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique.
  54. Toxique pour la flore.
  55. Toxique pour la faune.
  56. Toxique pour les organismes du sol.
  57. Toxique pour les abeilles.
  58. Peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement.
  59. Dangereux pour la couche d’ozone.
  60. Peut altérer la fertilité.
  61. Risque pendant la grossesse d’effets néfastes pour l’enfant.
  62. Risque possible d’altération de la fertilité.
  63. Risque possible pendant la grossesse d’effets néfastes pour l’enfant.
  64. Risque possible pour les bébés nourris au lait maternel.
  65. Nocif : peut provoquer une atteinte des poumons en cas d’ingestion.
  66. L’exposition répétée peut provoquer dessèchement ou gerçures de la peau.
  67. L’inhalation de vapeurs peut provoquer somnolence et vertiges.
  68. Possibilité d'effets irréversibles.
Les combinaisons de phrases R :
R 14/15 : Réagit violemment au contact de l'eau en dégageant des gaz extrêmement inflammables.
R 15/29 : Au contact de l'eau, dégage des gaz toxiques et extrêmement inflammables.
R 20/21 : Nocif par inhalation et par contact avec la peau.
R 20/22 : Nocif par inhalation et par ingestion.
R 20/21/22 : Nocif par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.
R 21/22 : Nocif par contact avec la peau et par ingestion.
R 23/24 : Toxique par inhalation et par ingestion.
R 23/25 : Toxique par inhalation et par ingestion.
R 23/24/25 : Toxique par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.
R 24/25 : Toxique par contact avec la peau et par ingestion.
R 26/27 : Très toxique par inhalation et par contact avec la peau.
R 26/28 : Très toxique par inhalation et par ingestion.
R 26/27/28 : Très toxique par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.
R 27/28 : Très toxique par contact avec la peau et par ingestion.
R 36/37 : Irritant pour les yeux et les voies respiratoires.
R36/38 : Irritant pour les yeux et la peau.
R 36/37/38 : Irritant pour les yeux, les voies respiratoires et la peau.
R 37/38 : Irritant pour les voies respiratoires et la peau.
R 39/23 : Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation.
R 39/24 : Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par contact avec la peau.
R 39/25 : Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par ingestion.
R39/23/24 : Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation et par contact avec la peau.
R 39/23/25 : Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation et par ingestion.
R 39/24/25 : Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par contact avec la peau et par ingestion.
R 39/23/24/25 : Toxique : danger d'effets irréversibles très graves par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.
R 39/26 : Très toxique : dangers d'effets irréversibles très graves par inhalation.
R 39/27 : Très toxique : dangers d'effets irréversibles très graves par contact avec la peau.
R 39/28 : Très toxique : dangers d'effets irréversibles très graves par ingestion.
R 39/26/27 : Très toxique : dangers d'effets irréversibles très graves par inhalation et par contact avec la peau.
R 39/26/28 : Très toxique : dangers d'effets irréversibles très graves par inhalation et par ingestion.
R 39/26/27/28 : Très toxique : dangers d'effets irréversibles très graves par inhalation, par contact avec les yeux et par ingestion.
R 42/43 : Peut entraîner une sensibilisation par inhalation et par contact avec la peau.
R 48/20 : Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par inhalation.
R 48/21 : Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par contact avec la peau.
R 48/22 : Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par ingestion.
R 48/20/21 : Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par inhalation et par ingestion.
R 48/20/22 : Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par inhalation et par ingestion.
R 48/21/22 : Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par contact avec la peau et par ingestion.
R 48/20/21/22 : Nocif : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par inhalation, par contact avec la peau et ingestion.
R 48/23 : Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par inhalation.
R 48/24 : Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par contact avec la peau.
R 48/25 : Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par ingestion.
R 48/23/24 : Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par inhalation et par contact avec la peau.
R 48/23/25 : Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par inhalation et par ingestion.
R 48/24/25 : Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par contact avec la peau et par ingestion.
R 48/23/24/25 : Toxique : risque d'effets graves pour la santé en cas d'exposition prolongée par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.
R 50/53 Très toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique.
R 51/53 Toxique pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique.
R 52/53 Nocif pour les organismes aquatiques, peut entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement aquatique.
R 68/20 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par inhalation.
R 68/21 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par contact avec la peau.
R 68/22 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par ingestion.
R 68/20/21 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par inhalation et par contact avec la peau.
R 68/20/22 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par inhalation et par ingestion.
R 68/21/22 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par contact avec la peau et par ingestion.
R 68/20/21/22 Nocif : possibilité d'effets irréversibles par inhalation, par contact avec la peau et par ingestion.

Agriculture raisonnée : Définition


L'agriculture raisonnée est un mode de production agricole dont le principal objectif est d'optimiser le résultat économique du producteur tout en maîtrisant les quantités d'intrants (en particulier les substances chimiques telles que les engrais ou autres produits phytosanitaires) afin de limiter au maximum leurs impacts négatifs sur l'environnement.

>> Au niveau de la fertilisation, l'agriculture raisonnée a pour objectif d'adapter les apports en éléments fertilisants aux besoins réels des cultures en prenant en compte les éléments déjà présents dans le sol et l'objectif de rendement. Pour cela, un bilan azoté est nécessaire pour connaître la dose réelle d'azote à apporter.

>> Au niveau de la protection des cultures, elle permet de raisonner au mieux les apports de pesticides grâce à des seuils d'intervention, des pièges, des comptages sur le terrain ou encore des modèles de prévision; dans le but de réduire au maximum les résidus de produits phytosanitaires dans le milieu naturel (eau, air, sol, produits alimentaires).
cuvette colza
Ce mode de production nécessite donc un suivi régulier et systématique des cultures et des sols, afin de limiter les usages de produits phytosanitaires ou engrais au strict nécessare.
Ainsi, l'agriculture raisonnée est un mode de production prenant en compte de manière équilibrée les objectifs économiques des producteurs, les attentes des consommateurs et le respect de l'environnement.

En effet, grâce à l'agriculture raisonnée tout le monde s'y retrouve :
>> le producteur réduit ses dépenses liées aux produits phytosanitaires ou autres engrais. De plus, en apportant moins de substances chimiques, l'exploitant se trouve alors moins confronté à ces dernières. Il est alors moins en contact avec elles, ce qui lui permet d'être beaucoup moins exposé à leurs risques à court terme (allergies, intoxications, rougeurs...) mais aussi à plus long terme (risques de cancers en particulier).
>> le consommateur ne peut que mieux s'en porter car il dispose d'aliments moins chargés en résidus de substances chimiques le plus souvent très nocives pour la santé.

Logo FARRE
Depuis 1993, l'association FARRE (Forum de l'Agriculture Raisonnée Respectueuse de l'Environnement) est chargée de développer, coordonner et promouvoir au niveau national l'agriculture raisonnée.
La qualification en tant que exploitation agricole raisonnée est une procédure permettant d'attester qu'une exploitation satisfait aux exigences contenues dans le référentiel nationalde l'agriculture raisonnée défini par le FARRE.
Elle est reconnue par la loi française avec la parution de décrets et arrêtés publiés au journal officiel.
La décision de demander la qualification appartient à l'agriculteur.
Elle est attribuée pour une durée de cinq ans sur décision de l'organisme certificateur après un audit sur place de l'exploitation. Pendant cette période de cinq ans, un contrôle inopiné est réalisé sur les exploitations qualifiées.
Ce dispositif propose à tous les agriculteurs d'adhérer, sur une base volontaire, à une démarche de qualification portant sur une approche globale de leur exploitation.
Une subvention de l'Etat peut être accordée pour inciter les exploitations à s'engager dans le dispositif de l'agriculture raisonnée. Elle permet de prendre en charge une partie des surcoûts liés à l'obtention de cette qaulification.
Cette aide couvre l'ensemble du territoire national. Elle est versée aux exploitations qualifiées au titre de l'agriculture raisonnée, à la date de dépôt de la demande. La qualification est attestée par un organisme certificateur reconnu.

La Protection des Cultures
en Agriculture Raisonnée

En agriculture raisonnée, le producteur raisonne ses pratiques de protection des cultures en favorisant les mesures préventives et les méthodes biologiques. Les produits phytosanitaires ne sont utilisés que si nécessaire, dans le strict respect des bonnes pratiques.


>> Les mesures préventives, prophylactiques et culturales

Le producteur peut avoir recourt à de nombreuses pratiques culturales et prophylactiques pour éviter la prolifération des ennemis (insectes, maladies, mauvaises herbes...).

Les plus courantes sont :
>> L'allongement de la rotation permet des pressions parasitaires plus faibles.
>> L'enfouissement des résidus de cultures permet d'enfouir le stock semencier des mauvaises herbes, d'enterrer l'inoculum de conservation des champignons et de blesser les insectes présents dans le sol.
>> Diminuer les densités de semis et gérer les apports d'azote permettent de réduire les densités de végétations et ainsi de limiter l'appétence des cultures pour les ennemis et de diminuer l'humidité qui est favorable à la plupart des ennemis
>> Choisir des variétés résistantes aux ennemis permet de les contrôler sans pesticides
>> Retarder la date de semis permet une arrivée plus tardive des ennemis et permet alors d'avoir des dégâts beaucoup moins graves.
>> Les méthodes biologiques

Il existe de nombreux "ennemis des ennemis", il sont appelés plus généralement auxiliaires. Ce sont en fait des parasites des ennemis des cultures; ils peuvent soit les manger, sont pondre à l'intérieur, soit leur faire concurrence.

Au niveau des ravageurs, il existe de nombreux auxiliaires tels que les coccinelles et les cécidomyies qui se nourrissent de pucerons, les carabes qui se nourrissent de limaces,
les acariens typhodromes qui se nourrissent des acariens jaunes de la vigne par exemple. Ces auxiliaires sont soit autochtones, soit commercialisés.

Au niveau des maladies, il existe aussi des champignons parasites d'autres champignons. C'est le cas de Coniothyrium minitans qui parasite les sclérotes de Sclerotinia sclerotiorum (sur colza, laitue, tournesol...), commercialisé à travers le produits commercial CONTANS WG.


>> Quand traiter?
En agriculture raisonnée, les traitements chimiques peuvent être possibles, mais ces derniers ne sont effectués qu'en dernier recours et uniquement si nécessaire.

Le risque réellement encouru par la culture est estimé grâce aux observations visuelles sur le terrain, aux pièges et aux conseils techniques afin de décider ou non un traitement.

Il existe ainsi des seuils de risques à partir duquel le traitement chimique devient nécessaire pour contrôler l'ennemi et rentable pour l'agriculteur.
Exemple : Sur colza, pour contrôler les insectes présents tout au long du cycle, une cuvette jaune peut être disposée dans la parcelle afin de suivre les ennemis et de traiter si nécessaire.

Des seuils de traitements sont ainsi définis selon l'ennemi 
:
SemLevB1B2B4B6CDEFG1G2G4Seuil d'intervention
AUTOMNE 
Grosses altises
Psylliodes chrysocephala
           20 à 30 dans la cuvette
Charançon du bourgeon terminal
Ceutorhynchus picitarsis
           Traiter 8 à 10 jours après les avoir détectés dans la cuvette
 
PRINTEMPSCharançon de la tige
Ceutorhynchus napi
          Traiter 8 à 10 jours après les avoir détectés dans la cuvette
Méligèthes
Meligethes aeneus
           
1 par pied au stade D1
2 à 3 par pied au stade E
Charançon des siliques
Ceutorhynchus assimilis
          1 pour 2 pieds
 
Il existe aussi des modèles de prévision permettant de connaître la date exacte à laquelle un traitement sera le plus efficace. Ceci permet un traitement justifié avec souvent des doses diminuées de pesticide mais souvent plus efficaces car les inteventions sont placées au moment idéal.
Exemple: Le modèle PRESEPT est un modèle de prévision développé par la SRPV et diffusé aux agriculteurs à travers les Avertissements Agricoles dans le but de placer idéalement le ou les traitements anti-septoriose (maladie numéro un et incontournable sur blé).


Si le traitement est nécessaire, les spécialités commerciales les moins toxiques doivent être privilégiées pour un meilleur respect de l'environnement.

La Fertilisation
en Agriculture Raisonnée

En agriculture raisonnée, le producteur raisonne ses pratiques de fertilisation en apportant le strict nécessaire selon les besoins de la plante, le type de sol et le climat.
Tout d'abord, il est important de connaître les impacts de la fertilisation sur l'environnement en réalisant :
 >> Un bilan des minéraux (N-P-K) à l'échelle de l'exploitation
 >> Un rendement des éléments minéraux d'après ce bilan
  
Ensuite, il est important de raisonner la fertilisation azotée des cultures en :
 >> Applicant la méthode du bilan azoté prévisionnel
 >> Fractionnant la fertilisation azotée des cultures
  
Enfin, il est aussi important de raisonner la fertilisation phospho-potassique en :
 >> Prenant en compte les 4 critères inportants
 >> Applicant la méthode COMIFER
 >> Choisissant la bonne forme d'engrais
 >> Apportant ces éléments fertilisants à la bonne période



jeudi 26 avril 2012

ASSISES DE L'AGRICULTURE : RELEVONS LES DEFIS: DOSSIER PESTICIDES

ASSISES DE L'AGRICULTURE : RELEVONS LES DEFIS: DOSSIER PESTICIDES

DOSSIER PESTICIDES


pesticides

Les pesticides sont utilisés en quantités considérable depuis plus d’un demi siècle par l’agriculture intensive. On retrouve des résidus de pesticides partout: dans l’eau bien sûr, mais aussi dans l’air, les brouillards et l’eau de pluie !

Les pesticides sont présents dans nos aliments également : plus de 50% des fruits et des légumes produits par l’agriculture intensive en contiennent. Ils finissent finalement dans nos organismes, apportés là par l’eau et les aliments consommés. Nos organismes hébergent ainsi des centaines de molécules toxiques dont de très nombreux pesticides.


Ces pesticides posent un véritable problème de santé publique, et pas seulement pour les utilisateurs qui sont les plus exposés, mais aussi pour la population générale. En effet, les effets de faibles quantités de pesticides , en mélange, pendant des périodes longues posent de nombreux problèmes de santé. L’épidémiologie nous montre ainsi que les personnes exposées aux pesticides ont plus de risque de développer de nombreuses maladies que les autres : cancermalformations congénitalesproblèmes d’infertilitéproblèmes neurologiques ou encore système immunitaire affaibli sont plus fréquent chez eux !
Face à cette situation, une seule solution : mieux évaluer les pesticides pour interdire à priori tout ceux qui présentent un potentiel toxique pour l’homme avéré ou même suspecté et surtout diminuer considérablement l’usage des pesticides en changeant d’urgence le type d’agriculture pratiquée dans notre pays !
LE SOMMAIRE DU DOSSIER PESTICIDES1. Qu'est ce qu'un pesticide ?
2. Les pesticides dans notre environnement.3. Les pesticides dans nos maisons.4. Les pesticides dans nos organismes :5. Pesticides et santé : toxicité aiguë.6. Perturbation hormonale7. Problème de fertilité 8. Développement du fœtus9. Impact des pesticides sur le système immunitaire.10. Pesticides et cancers11. La neuroxicité des pesticides12. La question de l’évaluation 13. OGM et agriculture raisonnée sont ils des solutions ?14. Des alternatives pour en utiliser moins.15. La contribution des associations16. Des exemples à l’étranger.

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La pollution par les pesticides


Les pesticides (insecticides, raticides, fongicides, et herbicides) sont des composés chimiques dotés de propriétés toxicologiques, utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les animaux (insectes, rongeurs) ou les plantes (champignons, mauvaises herbes) jugés nuisibles aux plantations. Le premier usage intensif d’un pesticide, le DDT, remonte à l’époque de la seconde guerre mondiale.

Malheureusement, tous les pesticides épandus ne remplissent pas leur emploi. Une grande partie d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère, soit lors de leur application, soit par évaporation ou par envol à partir des plantes ou des sols sur lesquels ils ont été répandus. Disséminés par le vent et parfois loin de leur lieu d’épandage, ils retombent avec les pluies directement sur les plans d’eau et sur les sols d’où ils sont ensuite drainés jusque dans les milieux aquatiques par les eaux de pluie (ruissellement et infiltration). Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales.
Mais la source la plus importante de contamination par des pesticides demeure la négligence : stockage dans de mauvaises conditions, techniques d’application défectueuses, rejet sans précaution de résidus ou d’excédents, ou encore pollutions accidentelles comme, par exemple, lors du rejet accidentel de 1 250 tonnes de pesticides dans le Rhin, en novembre 1986.

Si les pesticides sont d’abord apparus bénéfiques, leurs effets secondaires nocifs ont été rapidement mis en évidence. Leur toxicité, liée à leur structure moléculaire, ne se limite pas en effet aux seules espèces que l’on souhaite éliminer. Ils sont notamment toxiques pour l’homme (voir le chapitre Eau potable).
Estimer les effets sur les écosystèmes d’une pollution liée aux pesticides s’avère difficile, car il existe un millier de familles de pesticides, soit des dizaines de milliers de pesticides. Ils sont en outre utilisés à faibles doses et leurs comportements sont très divers. Leur impact dépend à la fois de leur mode d’action (certains sont beaucoup plus toxiques que d’autres), de leur persistance dans le temps (certains se dégradent beaucoup plus rapidement que d’autres) et de leurs sous-produits de dégradation lesquels sont parfois plus toxiques et se dégradent moins vite que le composé initial. Leurs effets sur le vivant sont, eux aussi, encore très mal connus.

Les principaux pesticides utilisés actuellement appartiennent à quelques grandes familles chimiques :
  • Les organochlorés (hydrocarbures chlorés), comme le DDT synthétisé dès les années 1940, sont des pesticides très stables chimiquement. Le DDT a été utilisé partout dans le monde dans la lutte contre les insectes, jusqu'à ce que l'on découvre qu’il était peu dégradable et pouvait se concentrer dans les organismes en bout de chaîne alimentaire, par bio-accumulation, avec des risques certains pour la santé humaine. Son utilisation est aujourd’hui interdite dans de nombreux pays tempérés, mais on en trouve encore beaucoup dans les milieux aquatiques. En outre, ils continuent à être employés dans certains pays tropicaux.
  • Les organophosphorés sont des composés de synthèse qui se dégradent assez rapidement dans l’environnement mais qui ont des effets neurotoxiques sur les vertébrés.
  • Les pyréthroïdes sont des insecticides de synthèse très toxiques pour les organismes aquatiques. Une pollution accidentelle des eaux par ces composés peut être dramatique.
  • Les carbamates, très toxiques, sont utilisés comme insecticides et fongicides.
  • Les phytosanitaires, qui regroupent un très grand nombre de produits de la famille des triazines ou des fongicides, représentent plus de la moitié du tonnage annuel des pesticides utilisés en France. Ces produits réagissant avec le sol lors de leur migration (piégeage, relargage, spéciation), l’évaluation de leur devenir et de leur impact se révèle difficile.

Identification des adventices

http://unkraut.rheinmedia.de/cgi-bin/unkraut_ausgabe.cgi?partner=liz&sprache=f
AbbildungAbbildungAbbildungGermination 
printemps, plante annuelle
hypocotyle: vert ou rougeâtre / poilu
cotylédons: en coeur renversé, à trois nervures ou nervation pennée / vert grisâtre / poilus ou glabres / pétiolés
pétiole: long, rond / vert / poilu ou glabre
Feuilles
grandes, en coeur renversé à base cordée et sommet obtus, accuminé ou aigu, bord denté ou scié, nervation palmée / vert grisâtre / limbe poilu velouté avec des poils courts / alternées / pétiolées
pétiole: long / poilu
Tige
dressée / jusqu’à 200 cm de long, épaisseur normale / pleine / ronde / vert grisâtre / poilue / non ramifiée
Floraison
juillet – septembre
inflorescence: jaune / fleures solitaires ou à plusieurs dans un noeud axillaire
Multiplication / semences
générative
graines: cordiformes / grises / 100-200 graines par plante
Habitat / distribution
sur des sols sablo-limoneux, humides et riches en nutrients
Europe central, Chine, Afrique du Nord, Amérique de Nord, Australie

INSTITUT NATIONAL de la RECHERCHE AGRONOMIQUE

HYPP-A


Unité de Malherbologie & Agronomie
Weed Science & Agronomy
INRA-Dijon

HYpermédia pour la Protection des Plantes - Adventices -
HYpermedia for Plant Protection
- Weeds -

Base encyclopédique concernant la nomenclature, la description des semences, plantules et plantes adultes, et l'écologie de 580 mauvaises herbes des cultures d'Europe occidentale.

This encyclopedic database catalogues the main weeds of western Europe, describes 580 species and provides information on their taxonomy, their distribution and their ecology.

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